Vidéo du deuxieme trip en vélo à 5 entre Tsetserleg et Bayankonghor

mars 24th, 2014 by domsny

Après la première partie sur les pistes mongoles entre Erdenet et Tsetserleg, Armand et Matthias ont rejoint Rodolphe, Gaspard et Dom pour continuer leur périple vers Bayankonghor.Au menu: beaucoup de traversées de rivières en crue, des montées (et descentes) caillouteuses, de magnifiques lumières et surtout cet accueil mongol légendaire rempli de fous rire.

Concert à Anvers

janvier 17th, 2014 by domsny

Tout commence par une ballade en trans-sibérien avec deux petits gars (http://www.capexpe.org/mongolie2013/videos/) et puis cela se poursuit en vélo à travers les plaines Mongoles et puis dans le Gobi où on trouve un tibia de Dinosaure et enfin ces deux mecs t’entraînent à un concert de « Gore Rock » à Anvers où ils montent sur scène et toi tu filmes en tremblant tellement de rire que tu oublies de pousser sur le bouton « REC ». C’etait trop énorme Gaspard. Merci à tous les deux de m’avoir convaincu que finaement les dinosaures c’est pas toujours ceux qu’on croit ….

Dom (déguisé pour l’occasion et c’est pourquoi vous aurez de la peine à le voir sur les vidéo et pourtant ….)

 

Vidéo de la traversée du désert de Gobi

décembre 24th, 2013 by domsny

Une remontée dans le temps à travers le Gobi: des bergers mongoles actuels aux dinosaures en passant successivement par l’exploitation minière chinoise actuelle, les vestiges de l’occupation communiste, des temples boudhistes en ruines, des alignements de pierres de l’âge de bronze à des silex taillés de l’âge de pierre.

Vidéo du Trans-Sibérien

décembre 2nd, 2013 by domsny

Vidéos des aventures de Gaspard dans le Trans-Sibérien entre Moscou à Ulan Bator :

Vidéo de notre périple entre Erdenet et Tsetserleg

août 26th, 2013 by domsny

La première vidéo est disponible et cela vaut peut-être le coup d’y jeter un coup d’oeil.

Wrapping up

août 22nd, 2013 by domsny

En attendant le récit des dernières aventures de Matthias et d’Armand, je me permets ici reflexions sur ces 5 semaines mongoles.

Mongolie2013-1010302Cinq semaines c’est long mais pas tant que cela pour digérer une des décisions professionnelles les plus difficiles que j’ai eu à prendre depuis des années. Cinq semaines en compagnie de 2 grands adolescents de respectivement 16 et 18 ans c’est aussi un beau challenge. Franchement nous avons réussi de ce côté là même si j’avais complètement oublié qu’à 16 ans tu ne penses vraiment à bouffer en permanence. En fin de compte, nous nous sommes pas mal débrouillés et nous avons tous les trois, je crois, grandi. Gaspard s’est découvert un peu plus et a vraiment pu nouer des trucs solides avec son cousin Rodolphe. Celui-ci a encore un peu plus creusé ses peurs et la dynamique positive que cet affrontement crée chez lui. Et moi je pense que j’ai réussi à rester à ma place, aussi bien avec les deux cousins qu’avec les deux copains universitaires, tout en assumant à fond mon rôle de catalyseur. J’y ai en tous les cas puisé des tas d’envies nouvelles et je suis prêt à me relancer dans nouvelles interactions.Mongolie2013-1010293 Le vélo est une grande découverte pour moi et j’aurais bien continuer plus longtemps.

Si à trois (et à quatre avec Quentin), on a vraiment bien fonctionné, à cinq avec Armand et Matthias on ne peut pas en dire autant. Ce n’est pas qu’on se soit taper dessus car c’était même vraiment chouette ensemble mais juste que le contraste était trop grand entre la vraie communication et prise de décision commune à trois et le chacun pour soi à cinq. La chimie humaine est parfois difficile à se mettre en place. Honnêtement, je crois que combiner deux expés ainsi était un peu ambitieux. Il était vraiment difficile pour Matthias et Armand de se raccrocher à notre wagon en route, surtout sans avoir participés à l’ «avant expé ». Je n’ai toujours pas compris pourquoi nous n’avons pas réussi à organiser cette expé ensemble mais cela confirme en tous les cas à mes yeux, l’importance d’une préparation commune : sans elle, aucune expé ne peut espérer atteindre les buts qu’elle se fixe. Nous avons pris la bonne décision et Matthias et Armand ont, semble-t-il, vécu des trucs inouis à deux. Il y a  eu deux expés réussies au lieu d’une.

Mongolie2013-1010065Je suis tombé amoureux de la Mongolie et de son peuple. C’est un pays qui bouge et qui bouge vite. Ces nomades-éléveurs sont vraiment accueillants et curieux. A leur façon, ils sont vraiment modernes et plein d’énergie. Voyager à vélo ouvre les portes immédiatement et nous avons vraiment pu rencontrer des êtres humains attachants et avec qui il y avait moyen de nouer des contacts au delà de la difficulté de la langue. Comme eux, nous campons dans un environnement fragile mais tellement puissant à la fois.

Mongolie2013-1010188Je retiendrai aussi cette présence spirituelle entre l’animisme et le bouddhisme. Tous les temples que nous avons croisés, vivent et sont remplis de moinillons à la recherche certes d’abord d’éducation mais aussi d’authenticité. C’est aussi la raison pour laquelle nous sommes là, je suis là. Nos démarches spirituelles et nos quêtes de sens se rejoignent même si le point de départ est différent. Je sais que je retournerai en Mongolie.

Les grands espaces que nous avons coytoyés m’ont fait penser à l’Alaska que j’aime tant. Mais ici il y a du monde. L’interaction avec nos semblables en devient aussi naturelle que fortes. Ces grands espaces sont habités et c’est cela le plus intéressant. J’ai découvert que les aborder en vélo permet un vrai échange, plus que la marche où souvent écrasé par un pesant fardeau tu te concentres surtout sur ton prochain pas. A tout moment jailli ici une main pour t’accueillir.

Mongolie2013-1000879Etonnante rencontre avec ce professeur en calligraphie, tombé de nulle part. Il a ouvert devant nous la porte d’une culture que je ne connais simplement pas mais dont j’ai senti la richesse à travers son enthousiasme. Intellectuellement tu peux appréhender plein de choses par la lecture ou l’étude solitaire mais lorsque deux êtres de chairs se rencontrent et se partagent leurs passions, cela devient beaucoup tout de suite plus puissant. Mongolie2013-1010283En Mongolie cela arrive juste tout simplement et naturellement au détour d’un simple chemin, où à droite tu évites une tombe de l’âge de bronze et à gauche tu contournes une stupa pour traverser la rivière qui t’oblige à enlever tes chaussure et à retrousser tes pantalons. C’est lorsque tu tatonnes pour trouver le meilleur chemin pour traverser qu’un cavalier te fait signe. Du haut de sa monture il t’indique le chenal optimal pour pousser ta monture à deux roues. Des sourires s’échangent et quelques mots étrangers pour l’un comme pour l’autre passent, tout simplement.Mongolie2013-1010372

Les retrouvailles avec Quentin qui a épousé ce pays, sa culture et son économie furent aussi très fortes. Il fut notre guide et c’est lui qui nous a permis de vivre ce voyage comme peu de nos semblables débarquant d’Europe peuvent le vivre. Des énormes argalis au vautour moine en passant par les dinosaures et les pierres taillées de la main de l’homme il y plus de 10 milles ans, Quentin non seulement nous a ouvert son grand livre mais il osait aussi nous faire découvrir la haute cuisines sur MSR.

Mongolie2013-1010395Quentin simplement merci et bonne route dans ton nouveau boulot.

Indiana Jones dans le désert de Gobi

août 22nd, 2013 by domsny

Mongolie2013-1010265Changement de décor et de style : nous partons avec Quentin pour 5 jours dans le Gobi en Jeep avec la ferme intention de faire rougir de jalousie Indiana Jones lui-même.

Chargés comme des mulets et bien décidés à nous lancer dans la gastronomie de brousse, nous prenons la direction du Ikh Nart National Park. Nous rayonnerons pendant 2 jours à pied à partir d’un camp de base dans la vallée centrale. C’est endroit est absolument magnifique et mystérieux. Mongolie2013-1010274Il nous permettra de rencontrer de nombreuses espèces parmi lesquelles : Argali (le plus grand des moutons sauvage), Ibex, Vautour Moine, Huppe fasciée, Milan royal, Crue demoiselle, etc. Mais ce n’est pas tout, en se promenant, nous sommes tombés sur un atelier de taille de pierre avec plein d’éclats par terre. Gaspard a même trouvé une petite flèche en cours de fabrication. Décidément, rentrer dans ce Gobi était  pour nous une vraie remontée dans le temps.

Mongolie2013-1010392Plus loin nous retrouverons les tombes de l’âge de bronze avec ses alignements de pierres et autres tumuli entourés d’un carré ou d’un cercle (selon qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme) de pierres. C’est vraiment impressionnant de voir ces pierres posées là sans que le temps ni l’activité humaine ne les aient jamais déplacées pendant tous ces millénaires. Rarement je n’ai ressenti ainsi le poids de l’histoire et le génie de l’homme.

Nous avons alors repris la jeep pour traverser à la boussole et au GPS la partie nord du Gobi à la recherche de dinosaures. Nous avions juste une vague coordonnées GPS que Quentin avait glané dans un café un soir bien arrosé. Nous n’y croyions pas beaucoup mais nous petit à petit nous nous sommes pris au jeu. Le vin vint à manquer et l’eau aussi. Heureusement nous avons trouvé un puis à l’eau saumâtre que nous avons consommé sans hésiter après ébullition.Mongolie2013-1010352

Et dinosaure, nous avons trouvé ! Incroyable mais vrai, sous nos yeux incrédules, d’énormes os sortirent du sol. J’avais beau tourner et retourner l’équation dans ma tête je ne voyais pas d’autres animal de cette taille à qui nous aurions pu attribuer ces restes. Le soleil se couchait et nous étions sur une terrasse avec à nos pieds un Gobi étincelant peuplé de ces énormes bestioles. Quentin lui nous préparait dans le ronronnement du Tupolev MSR un plat de lentilles façon indienne : un pure délice. Merci Quentin pour tous ces moments partagés avec toi pendant ces quelques semaines.Mongolie2013-1010349

Et puis ce fut le retour avec une remontée dans l’histoire en passant dans des anciens villages fantômes laissés par d’anciennes garnisons russes de l’époque Brejnevienne sensées impressionner la Chine de Mao avec leurs bottes et Mig 21 dont nous apercevrons aussi une carlingue et une bombe non explosée.

Et finalement nous retrouverons la modernité avec ces installations minières dont tout le contenu file en direct vers cette Chine si proche. Elle n’est qu’à 100 km via cette nouvelle route offerte par les américains. Ouf nous sommes bien revenu au 21 ième siècle.Mongolie2013-1010221

Gaspard, notre futur géologue, spécialiste en OGM,  a lui collecté pus de 20 kg de pierre, fossiles et autres poils et cornes d’Argali. Il nous faudra beaucoup de patience pour le convaincre de ne pas trop jouer les apprentis sorciers avec les douaniers mongoles, russes et zaventemmois.

De retour à UB, c’est au KFC, récemment ouvert dans la capitale mongole, que nous tenterons de réhabituer nos estomacs à la « mal bouffe moderne ». Notre voyage est belle et bien terminé. Même le Burger King de Moscou n’effacera pas la déception des cousins affamés.

L’épique retour vers Ulan Bator

août 14th, 2013 by domsny

Mongolie2013-1010165Dès que Gaspard s’est réveillé, nous avons tout rangé et nous nous sommes mis en route. C’était Incroyable mais dès les premiers tours de roues la dynamique de la première expé est revenue intacte. Nous avons avalé les 30 km qui nous séparaient de Bayankhongor en moins de temps qu’il nous a fallu pour déguster le steak de Yack que nous nous sommes offerts dès notre arrivée. Nous avons vraiment bien ri, surtout de la tête de Gaspard qui ayant demandé une bière, s’est vu expliqué par geste que le lundi on ne pouvait pas servir d’alcool. Il s’est alors vengé en achetant l’équivalent de pralines « Mon Cheri » et en faisant monter la pression sur Rodolphe en lui décrivant l’horreur de la promiscuité des 12 heures de bus qui nous attendait.Mongolie2013-1010210

Nous avons ensuite trouvé après une longue négociation un minibus qui acceptait de prendre nos vélos pour nous ramener à Ulan Bator. Contrairement à ce que nous avions prédit, c’était le début de « mon » calvaire et non celui de Rodolphe qui commençait. Ils nous ont installé sur la banquette du fond, là où l’on a l’oreille coincée sur le baffle. Au début la pop mongole ça peut le faire mais après une heure, lorsqu’on a quitté la portion de route décente et que le chauffeur augmente le volume, cela ne le fait plus du tout, en tous les cas en ce qui me concerne. Mais ce n’est pas le plus grave. Il y a la route qui n’en n’est pas une et qui te secoue tellement que cela devient impossible de dormir même pour moi qui prétend pouvoir m’endormir n’importe où. Mais surtout ces oscillations chaotiques ont un effet de bord que ne n’avais pas du tout anticipé : une accélération de la fermentation du lait. En dessous de mon siège en effet se trouvait un gros bidon de cette boisson nationale qu’est le lait fermenté.  Toutes les heures le minibus doit s’arrêter pour ouvrir le bidon et laisser s’échapper les gaz.Mongolie2013-1010181 A chaque fois cela s’accompagne d’une gerbe de lait qui ensuite coule en dessous de mon siège. C’est pire que l’odeur du vomis. J’ai tenu le coup mais à l’arrivée à Ulan Bator, douze heures plus tard, alors que Rodolphe et Gaspard pédalaient comme des fou avec des yeux affamés à la pensée de la chocolatine qu’ils allaient s’offrir à la boulangerie française, j’avais un regard hagard et le tein jaune. A la boulangerie je n’ai rien mangé et je me suis écroulé ensuite sur un lit à la guesthouse. C’est courant chez moi, une fois la pression de l’expé retombée, la fatigue doit sortir. Là je suis complètement remis. J’ai même pu prendre un lait au chocolat chaud mais du coup c’est Rodolphe qui se permet de se foutre de ma poire …Mongolie2013-1010207

Nous avons fait les courses et nous partons demain pour notre périple dans le Gobi avec Quentin. Il sera un rien plus long que prévu et au menu il y a une chasse (photograpique) aux wild donkeys, aux dinosaures et autres ibex et  ours du Gobi, …

Cette expé Mongole est vraiment incroyable. Ce ne sera pas la dernière. N’ai-je pas déjà entendu parler  d’une expé en ski de rando dans l’Altai en mi-mai de l’année prochaine ?

Second périple à vélo à 5: Tsetserleg – Bayankhongor

août 14th, 2013 by domsny

Mongolie2013-1010062Nous sommes rentrés tard de notre petite excursion aux sources d’eaux chaudes de Tsenkher Jiguur. Sur le chemin de retour en effet,  nous avons été invités dans une yourte par un professeur d’université en calligraphie, de passage dans sa famille. Il parlait pas mal l’anglais et après nous avoir offert le traditionnel lait fermenté et l’alcool au lait de jument, il nous a expliqué la différence entre les écritures mongole ancienne, tibétaine et mandchoue. C’était fascinant mais je retiendrai surtout la passion qui se lisait dans ses yeux lorsque  à genoux dans l’herbe il transcrivait nos noms dans les trois calligraphies précitées dans mon petit carnet de voyage.Mongolie2013-1010068

Le feu était à peine allumé lorsque Quentin, Matthias et Armand sont arrivés. Nous avons tout de suite été impressionnés par leur vélos dont la propreté et la technicité contrastaient avec l’état de nos solides et fidèles montures. Nous avons passés une soirée vraiment chouette même si entre les bières et la viande à faire cuire, le premier avait nettement pris l’avantage. Cela prendra donc du retard et nous nous coucherons tard.

Mongolie2013-1010077Ce n’est jamais facile de sauter d’une expé à une autre. Ici c’était particulièrement difficile. D’un côté nous sortions de 20 jours passionnants à trois, de l’autre Matthias et Armand sortaient de leurs camps respectifs avec en plus un bon décalage horaire dans les gencives. Entre les deux j’essayais de trouver mes marques de chef d’orchestre. C’est moi qui avais rassemblé ces deux couples, de cousins d’une part, d’amis d’université d’autre part. Si malgré mes efforts et ceux de Rodolphe, nous n’avions pas réussi à créer le contact durant l’avant expé, il fallait maintenant plonger et réussir cette expé.

Nous sommes finalement partis en fin d’après-midi à quatre et je suis ensuite revenu chercher Rodolphe, un brin malade,  qui était resté se reposer au bord de la rivière. Nous avons passé une chouette soirée avec des discussions vraiment fortes à deux. Quand nous avons rejoint le campement des trois autres le lendemain vers 10h, ils dormaient toujours.Mongolie2013-1010059

Nous étions pourtant belle et bien partis mais cette fois nous étions un peu plus dans les montagnes avec plus de cailloux, plus de rivières à traverser et moins de pistes damées, … Devant nous un dénivelé de 1000 mètres nous attendait. Curieusement, notre rythme à cinq a tout de suite été beaucoup plus lent. Rodolphe et Gaspard se cramponnaient à l’arrière comme si le chapeau de Rodolphe mangé par une chèvre avait cassé quelque chose. Le paysage est toujours aussi époustouflant et la météo est redevenue ensoleillée. Le débit des rivières atteste toutefois du passage pluvieux que nous venions d’essuyer. Jamais avant je ne m’étais rendu compte du fait qu’une rivière est une barrière naturelle qui peut poser de réels soucis. Dans ce pays où il n’y a pas de route il n’y a pas non plus de pont. Il faut trouver des gués et espérer que le niveau d’eau ne soit pas trop élevé. Mongolie2013-1010110Nous étions étonnés de ne pas avoir rencontré  jusqu’ici beaucoup de jeeps alors que l’on nous avait annoncé un axe fréquenté entre Tserterleg et Bayankhongor. La réponse est vite venue lorsque nous avons dû traverser à plusieurs reprises  des rivières en portant nos vélos avec de l’eau jusqu’à mi-cuisse (voir plus haut) dans un courant qui souvent nous déstabilisait. C’était aussi fort que de prendre le Trans-sibérien pour prendre conscience de réalités toutes simples que notre confort moderne a tendance à nous faire oublier telles que la distance et les obstacles naturels. C’était fatiguant pour tout le monde et nous prenions du retard mais la lumière et la pureté des lieux nous abreuvaient constamment.Mongolie2013-1010107

Nos endroits de campement étaient chaque fois de petits paradis. A deux reprises nous avons même trouvé des oignons sauvages qui nous ont permis le luxe d’excellentes soupes à l’oignon. Si celles-ci ont fait diminuer nos réserves de fuel, elles n’en ont pas moins remplis nos estomacs qui en avaient bien besoin. Les réveils après de telles orgies n’en étaient que plus difficiles. C’est fou ce qu’à cinq ont est plus lent à partir. Franchement je pense que si nous étions tous éprouvés par les traversées de rivières, les conditions météo et les cailloux sous nos pneus, nous étions tous très heureux d’être là et de vivre à fond cette expé dans ces contrées si peu fréquentées. Comment ne pas l’être d’ailleurs ? Et pourtant moi j’avais et je garde un goût de trop peu.

Mongolie2013-1010091Je suis un impatient, toujours exigeant mais là il y avait trois bulles qui ne communiquaient pas beaucoup entre elles : les deux cousins qui faisaient de la résistance derrière, les deux complices étudiants-ingénieurs toujours en train de se challenger l’un l’autre et puis le gentil organisateur qui s’activait trop et s’étonnait que les choses ne se mettent pas en place toutes seules.  Ne me comprenez pas mal, il n’y avait pas de tensions entre nous et tout le monde vivait des trucs inoubliables mais c’était quelques part une expédition « molle » sans réel vision commune. Du coup il fallait toujours un peu pousser pour qu’on ait de l’eau que les vaisselles se fassent, que les sacs se terminent, que le camp se nettoie avant de partir, … C’était pour moi un peu épuisant, d’autant plus que je me réjouissais de cette rencontre qui devait relancer notre expé. Mais bon c’était tellement beau.

Mongolie2013-1010117Au petit matin du cinquième jour, un ciel bleu magnifique annonçait un soleil resplendissant. Je me suis permis de réveiller la tente des futurs ingénieurs avant l’arrivée du soleil pour forcer un départ plus matinal que les jours précédents. Nous avions un bon col et 70 km de pistes devant nous. J’ai ensuite réveillé Rodolphe et Gaspard avec qui je suis parti sans attendre les deux autres toujours en train d’organiser leurs bagages et qui étaient de toutes façons plus rapides et nous rattraperaient avant le col.

La montée de 6 km vers le col offrait une vue incroyable. J’ai eu le temps d’en profiter car j’ai attendu 20 minutes les deux cousins et 55 minutes les deux compères au sommet. Pourtant franchement je n’avais vraiment pas forcé l’allure.

Mongolie2013-1010130Par contre dans les descentes fortes je ne suis pas très à l’aise contrairement à Gaspard.  Je me suis pourtant de nouveau retrouvé complètement isolé à l’heure du lunch où j’ai de nouveau attendu 25 minutes avant de les voir arriver. Après le lunch, Matthias et moi avons de nouveau attendu un heure et demi après traverser la rivière sans voir arriver les trois autres. Inquiet je suis alors retourné retourner au dernier endroit où nous étions vu, 15km plus tôt : aucun trace des trois autres. De retour là où m’attendait Matthias, nous avons imaginé les pires scénario et évoqué les actions les plus efficaces. Il était 18h30 et il restait 30 km avant le village ; nous avons décidé de nous y rendre en espérant les y retrouver. Sinon on aviserait le lendemain, …

Mongolie2013-1010132Nous y sommes arrivés vers 22h dans le noir après avoir passé le dernier col, où épuisé par la journée de 100km et l’hypoglycémie, Matthias m’a très gentiment aidé à passer les dernières centaines de mètres en me soulageant de mes sacs. Le boulanger a accepté que nous mettions nos matelas dans son atelier tout en nous rassurant en nous faisant comprendre qu’il avait vu trois cyclistes un peu plus tôt. Nous les réveillerons en effet le lendemain tout heureux de raconter nos aventures réciproques.

Il restait un bon bout de chemin pour Kharkhorin, l’ancienne capitale de l’empire de Gengis Khan, notre destination. Cela restait faisable en quatre-cinq jours mais il fallait changer de braquet et se serrer les coudes.  Nous en avons finalement décidé autrement et nous nous sommes offerts une journée de repos au milieu de ces 5 vallées à deux pas du vieux temple bouddhiste et des enfilades de stupas. Mongolie2013-1010157J’ai passé la journée seul et je me suis régalé en montant au dessus des arbres pour prendre des photos d’altitude au soleil couchant, là où les yacks rencontrent le serpent de la rivière étincellante. Il faisait chaud, très chaud et les patates,  saucisson local et  compote de pomme se sont mélangées. Il fallait laisser les deux bulles s’apprivoiser sans la troisième … Nous avons alors pu passer une soirée mémorable à cinq et le rangement du camp s’est même organisé tout seul, avant l’arrivée des chiens.

Mongolie2013-1010195Rodolphe et Gaspard voulaient calmer le jeu et passer à autres choses avant notre périple dans le Gobi. Ils rêvaient de trouver des hameçons et de pêcher au bord de la rivière. Ils rêvaient de s’acheter des bottes en cuir russe au marché de Ulan Bator. Matthias et Armand sont donc partis de leur côté dès le lendemain, anticipant de 4 jours leur périple à deux. Arrivés plus tard ils restaient en effet deux jours de plus que nous. Après Khakhorin ils continueront vers Ulan Bator.

Mongolie2013-1010197Je les ai regardés partir avec une dose d’envie mais surtout la conviction qu’ils allaient vivre quelque chose de très fort à deux et que cela leur appartenait. Ils ont pu bénéficier de toute notre logistique pour se lancer mais maintenant c’est à eux de jouer. C’était la première fois pour tous les deux et il y avait quelque chose d’émouvant à les voir partir. Rodolphe l’a ressenti comme moi et nous nous sommes serrés les épaules en les regardant s’éloigner tandis que Gaspard s’était déjà rendormi. Armand et Matthias ne se sont pas retournés.

Tiens au fond nous n’avons été invité dans aucune yourte cette semane, contrairement à notre première expé.

Premier périple en vélo à trois: Erdenet – Tseterleg

août 14th, 2013 by domsny

Mongolie2013-1000918Nous en avions tellement rêvé, nous avions tellement préparé cette expé… Se retrouver sur nos vélos en train de parcourir à trois ces immenses vallées vertes peuplées de yourtes et de Mongols aussi souriant qu’accueillants, était une véritable explosion de joie et d’énergie.

Tous les trois nous découvrions les yeux grands ouverts cette Mongolie profonde mais aussi ce genre d’expé à vélo et la grande liberté qu’elle procure. Tout c’est très vite mis en place et cela a très vite fonctionné naturellement bien entre Rodolphe, Gaspard et moi. Pour les nomades-éleveurs que nous rencontrions j’étais le père qui faisait découvrir à ses deux fils, la beauté de leur pays. Cela les faisait rire et ils nous ouvraient grandes toutes les portes. Ces Mongols sont merveilleux et la barrière de la langue fut très vite surmontée. Mongolie2013-1000939Nous avons été invités dans moult yourtes et alors que Rodolphe et Gaspard étaient invités par les enfants à essayer leurs montures, nous leur avons fait faire quelques tours en vélo. Magnifique échange dans une bonne humeur partagée! Très vite nous avons eu l’impression de devenir des vedettes comme si la TV locales avait annoncé notre passage. Des voitures s’arrêtaient pour nous regarder et même une fois, alors que nous nous étions réfugié sous notre tente pour échapper à l’orage,  pour nous offrir des boîtes de sardines, du lait fermentés ou de la vodka mongoles. De façon étonnante, je pense même que nous avons été pris en photos presque aussi souvent que nous avons utilisé notre appareil. Un film relatant nos aventures mongoles devrait d’ailleurs sortir très prochainement sur les grands écrans.

Mongolie2013-1000991Les paysages que nous avons traversés resteront en tous les cas à tout jamais gravés dans ma mémoire. Tout est beau : les chevaux, les yourtes, le vert des vallées, les rivières qu’ils faut traverser, le sourire des enfants, les levers de soleil sur la tente le matin, le regard et les sourires de Gaspard et Rodolphe quand je les réveille le matin, …

Nous avons pris l’option de traverser les vallées plutôt que d’en suivre une en particulier. Nous avons donc enfilé de nombreux cols et à chaque fois le paysage changeait pour nous combler chaque fois un peu plus. Sur les quelques 600 km que nous avons dû parcourir, nous n’avons emprunté que 60 km de routes. Les pistes que nous suivions étaient toutefois bien tassées par le passage des chevaux et des motos. Pratiquement la Mongolie est bien l’endroit idéal que l’on nous avait vanté pour ce genre de randonnée à vélo.Mongolie2013-1000937

Pendant 10 jours, mis-à-part peut-être quelques touristes coréens, nous n’avons croisé que des éleveur-nomades. Quel ne fut pas notre surprise, et quelques part écoeurement, à notre arrivée à Tsertserleg de tomber la classique cohorte des aventuriers des temps modernes, les “lonely planeters” et leur Nalgene à la ceinture. Mais soyons honnêtes, cela nous a aussi fait de bien de nous poser un peu et de manger une bonne tranche de bon pain avec du beurre à la Fairfield Guesthouse.

Après cette brève incursion dans la monde des aventuriers des temps modernes, nous installerons notre campement au bord de la rivière à 2 km du village en attendant Quentin qui devait amener Matthias et Armand.

Mongolie2013-1010034Au soleil couchant,  des hordes de chevaux traversent la rivière sous nos yeux tout d’un coup bien humides. Nous préparons de bonnes pâtes en silence. Nous sommes simplement heureux d’être là, ensemble.

Bien arrivé a Oulan-Bator.

juillet 24th, 2013 by Rod

Mongolie2013-1000824Bonjour à tous et à toutes !

Après avoir traversés l’Eurasie durant 6 jours de train nous voila enfin arrivés à destination ! Ces 6 journées en train furent réellement extraordinaires ! De peur de s’ennuyer nous avions tout les trois pris une mini-bibliothèque dans nos sacs mais nous n’en avons pas lu la moitié.

Ce trajet nous aura en effet permis de faire beaucoup de rencontres avec des Russes, Américains, Européens et même avec l’équipe nationale des jeunes lutteuses du Kazakstan pour le plus grand plaisir de Gaspard … Nous avons aussi pu enfin prendre notre temps et nous rendre compte de la distance à parcourir pour se rendre en Mongolie.

Mongolie2013-1000835Le jour de la fête nationale Belge nous avons passé une journée à Irkutsk et au lac Baikal où certains ont même nagés … Et c’est avec surprise que nous sommes tombés sur 5 autres Belges dont notre Dorsan Eb. national. Ils dormaient dans la même auberge de jeunesse que nous ! Le 21 juillet fut dignement fêté le soir même …

Quelques heures plus tard nous étions à l’arrêt pour plus de trois heures de contrôle dans le train au niveau de la frontière Russie-Mogolie.

Quentin nous a accueilli à la gare de Ulan Bator et  nous a gentiment hébergé chez lui à la plus grande joie de son épouse qui s’est exclamé en voyant tout notre bordel étalé: this is interesting !

L’étude de notre itinéraire fut très excitante! John un copain anglais de Quentin, vrai baroudeur du coin,  a carrément noirci notre carte de points d’intérêts et surtout raturé toute les « erreurs » sur cette carte russe (en cyrillique) au 200000 ième. Déjà qu’il n’y avait pas beaucoup de chemins pour ne pas parler de routes …

Mongolie2013-1000807Là les vélos sont sur le pickup de Quentin et nous sommes bientôt partis pour « Erdenet ». Ce sera notre point de départ pour notre périple de plus de 3 grosses semaines en vélo qui s’annonce GRANDIOSE !

Gaspard tient sa playlist prête.

A dans 20 jours …

Rod

PS: Nous sommes toujours sans nouvelle de Matthias et Armand et nous ne savons toujours pas bien si ils arriveront à nous rejoindre et comment.

 

Notre petit entraînement avant le départ !

juin 22nd, 2013 by Rod

Lux

Vu que ce voyage ne sera pas de la gnognote nous avons décidé de nous entraîner. Nous allons donc faire un petit tour d’échauffement à 4. On partira le 26 Juin, après la remise des bulletins, jusqu’au 29 Juin . On va donc faire une traversée du  Luxembourg en partant de Jalhay pour se fortifier les jambes avant de se les ramollir dans le transibérien.

Dates: 

26 Juin après midi – 29 Juin matin.

Itinéraire:  Jalhay -Clervaux-Luxembourg

Participants:

  • Rodolphe
  • Gaspard
  • Dom
  • Pierre

En route vers la Mongolie !

janvier 31st, 2013 by Rod

timthumb

Cet été, c’est une nouvelle équipée qui partira à la rencontre des grands paysages Mongols.  Nous serons 5 en tout! Notre objectif sera de traverser la Mongolie en vélo. Et avant cela de parvenir à Oulan-Bator en train via le transsibérien.  Nous partirons donc à trois en train d’Europe pour être projetés huit jours plus tard en Asie de l’Est. Une fois sur place, une semaine de vélo à quatre est prévue au programme. Puis nous clôturerons cela par deux semaines de folie de vélo à 5 dans l’Arkhangaï. Notre objectif sera de découvrir les paysages et la culture Mongols.  Et de pouvoir profiter un maximum de ces grands espaces inhabités et le l’air pur qui nous manquent tant en Belgique… Rien de tel que le vélo pour réaliser tout cela!

Plus d’infos dans les jours à venir…

Rod